Retraite Québec 2026 : Combien faut-il vraiment ?

  • Durée de lecture... 19 minutes
La retraite: Comprendre l’intérêt composé, le REER, le CELI et bâtir votre plan

Pourquoi 74 % des Canadiens craignent-ils de manquer d’argent à la retraite ?

Près de trois Canadiens sur quatre craignent de manquer d’argent à la retraite. Ce n’est pas une impression — c’est ce que révèlent les sondages, année après année : 74 % selon BMO (2026), 76 % selon BMO (2025), 70 % selon la Banque Scotia (2020). Mais voici la vraie question : parmi ces gens-là, combien ont réellement fait le calcul ?

La plupart des gens ont une idée vague — « je vais avoir besoin de peut-être 1 million ? » — sans savoir si c’est trop ou pas assez pour leur situation. Et cette incertitude crée une anxiété sourde qui nous suit pendant des années. On repousse le calcul parce qu’on a peur de la réponse.

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Dans cet article, on va démystifier l’intérêt composé, comparer le REER et le CELI une bonne fois pour toutes, et faire un vrai calcul de retraite ensemble avec des chiffres concrets. Prêt ? On plonge.


Comment fonctionne l’intérêt composé pour la retraite ?

On attribue à Albert Einstein cette citation célèbre : « L’intérêt composé est la huitième merveille du monde. Celui qui le comprend en profite; celui qui ne le comprend pas le paie. » Que ce soit vraiment Einstein ou non, le message est d’une vérité absolue.

Qu’est-ce que l’intérêt composé, concrètement ? C’est le fait de gagner du rendement non seulement sur votre mise de départ, mais aussi sur les rendements déjà accumulés. C’est de l’intérêt qui génère de l’intérêt, qui génère de l’intérêt, et ainsi de suite. Pensez à une boule de neige qui roule en bas d’une colline : au début, elle est petite et avance lentement. Mais plus elle roule, plus elle grossit, et plus elle grossit vite. Au bout de 30 ans, la boule de neige est devenue une avalanche.

Voici la formule simplifiée :

Valeur future = Cotisation mensuelle × [((1 + r)^n - 1) / r]

r est le rendement mensuel et n le nombre de mois. Mais oubliez la formule — regardez plutôt ce que ça donne dans la vraie vie.

Que se passe-t-il si vous commencez à investir 10 ans plus tôt ?

Nadia, 25 ans, de Sherbrooke, commence à mettre 200 $ par mois dans un portefeuille équilibré qui génère en moyenne 6 % par année. Elle fait ça religieusement, sans jamais toucher à son argent. Elle ne regarde même pas les marchés — elle fait confiance au processus et laisse le temps travailler pour elle.

Son frère Julien, 35 ans, se dit « j’ai le temps, je vais commencer quand je gagnerai plus » et commence le même 200 $/mois à 35 ans, avec le même rendement de 6 %. Même montant, même discipline, même rendement. La seule différence : 10 ans de retard.

Voici ce qui se passe :

Âge Nadia (début à 25 ans) Julien (début à 35 ans) Différence
25 ans 0 $
30 ans 13 954 $
35 ans 33 584 $ 0 $ 33 584 $
40 ans 60 774 $ 13 954 $ 46 820 $
45 ans 98 328 $ 33 584 $ 64 744 $
50 ans 150 274 $ 60 774 $ 89 500 $
55 ans 222 287 $ 98 328 $ 123 959 $
60 ans 322 564 $ 150 274 $ 172 290 $
65 ans 398 000 $ 198 000 $ 200 000 $

Regardez bien ces chiffres — et surtout la colonne de la différence. Voyez comment l’écart s’accélère avec le temps. Nadia a cotisé pendant 40 ans × 200 $/mois = 96 000 $ de sa poche. Julien a cotisé pendant 30 ans × 200 $/mois = 72 000 $ de sa poche. La différence de cotisations : seulement 24 000 $. Mais la différence de résultat : 200 000 $.

Ces 200 000 $ de différence, c’est le cadeau que le temps fait à Nadia. Chaque année d’attente coûte environ 20 000 $ à la retraite. Pas parce que Julien est paresseux ou négligent — il fait exactement la même chose que Nadia. Il a juste commencé 10 ans plus tard. Et ces 10 ans, il ne pourra jamais les rattraper, peu importe combien il épargne par la suite.

Remarquez aussi un autre phénomène fascinant dans le tableau : entre 55 et 65 ans, le compte de Nadia passe de 222 287 $ à 398 000 $. C’est une augmentation de 175 713 $ en 10 ans — alors qu’elle n’a cotisé que 24 000 $ pendant cette période. Le reste, soit plus de 150 000 $, c’est du rendement sur le rendement. C’est l’intérêt composé qui atteint sa vitesse de croisière. C’est la boule de neige devenue avalanche.

La leçon ? Le meilleur moment pour commencer à investir, c’était il y a 10 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant. Pas demain. Pas en janvier prochain. Pas quand vous aurez fini de payer votre auto. Maintenant.


REER ou CELI en 2026 : lequel choisir selon votre revenu ?

C’est probablement la question qu’on me pose le plus souvent : « Est-ce que je devrais mettre mon argent dans un REER ou un CELI ? » La réponse courte : ça dépend de votre situation. La réponse longue, la voici — et je vous promets que ce sera clair à la fin de cette section.

Caractéristique REER CELI
Déduction fiscale à la cotisation Oui — économie d’impôt immédiate Non
Imposition au retrait Oui — s’ajoute à votre revenu imposable Non — libre d’impôt
Plafond de cotisation 2026 33 810 $ (18 % du revenu gagné, max 33 810 $; source : ARC) 7 000 $ (source : ARC, CELI)
Droits de cotisation reportés Oui, depuis 1991 Oui, depuis 2009 (max 102 000 $ pour 2025, 109 000 $ pour 2026; source : ARC)
Impact sur la PSV/SRG au retrait Oui — les retraits réduisent ces prestations Non — aucun impact
Généralement avantageux si… Revenu actuel au-dessus de ~53 000 $ au Québec (taux marginal de 32,53 % et plus; source : CQFF) ET si vous réinvestissez le remboursement d’impôt Revenu actuel sous ~53 000 $ au Québec, OU si vous prévoyez recevoir le SRG, OU si vous ne réinvestirez pas le remboursement d’impôt REER
Au décès Imposable (sauf roulement au conjoint) Libre d’impôt si conjoint désigné successeur
Flexibilité des retraits Pas de remise des droits de cotisation Droits récupérés l’année suivante
Remboursement d’impôt à la cotisation Oui — doit être réinvesti pour que l’avantage se concrétise Non applicable — pas de remboursement, mais pas d’impôt au retrait non plus
Calcul de l’impôt au retrait Les retraits s’ajoutent à vos autres revenus de retraite (RRQ, PSV, pensions) et sont imposés selon les paliers progressifs — pas au taux marginal Aucun impôt au retrait, peu importe le montant

Pourquoi le remboursement d’impôt REER doit-il être réinvesti ?

L’avantage du REER repose sur deux conditions — pas une seule.

Condition 1 : Le différentiel de taux. Votre taux d’imposition doit être plus élevé aujourd’hui qu’à la retraite. À la retraite, vos retraits REER s’ajoutent à vos autres revenus (RRQ, PSV, pensions) et sont imposés selon les paliers progressifs. Le taux réel que vous paierez dépend de votre revenu total de retraite — pas juste du taux marginal. Si vos revenus de retraite sont modestes, le taux réel sur vos retraits REER sera plus bas qu’aujourd’hui, et le REER est avantageux. Si vos revenus de retraite sont élevés (pension d’employeur généreuse + RRQ + PSV + FERR), le taux pourrait être similaire ou même plus élevé.

Condition 2 : Le remboursement d’impôt doit être réinvesti. C’est le point que beaucoup de gens oublient. Quand vous cotisez 10 000 $ au REER avec un revenu de 80 000 $ au Québec, vous recevez un remboursement d’environ 3 700 $. Si vous réinvestissez ce remboursement (dans votre CELI par exemple), l’avantage du REER se concrétise pleinement. Si vous le dépensez, vous perdez une grande partie de l’avantage.

Voici l’impact sur 25 ans avec un rendement de 6 % :

Scénario Résultat net après 25 ans
REER + remboursement réinvesti dans le CELI 47 464 $
REER + remboursement dépensé 31 532 $
CELI seulement 26 987 $

Le remboursement réinvesti représente à lui seul près de 16 000 $ — soit un tiers du résultat final. Sans ce réinvestissement, l’avantage du REER passe de 20 000 $ à seulement 4 500 $.

* Hypothèses : revenu actuel de 80 000 $, taux marginal de 37,12 % (Québec 2026), revenus de retraite de 20 500 $ (RRQ + PSV), rendement de 6 %, cotisation unique de 10 000 $, décaissement sur 20 ans. Les résultats sont illustratifs et varient selon votre situation. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Sources des taux d’imposition : CQFF / Revenu Québec / ARC.

Quelle est l’erreur REER la plus fréquente au Québec ?

Prenons Isabelle, 29 ans, de Trois-Rivières. Elle gagne 45 000 $ par année. Son comptable lui dit de « maximiser son REER ». Elle met donc 8 100 $ dans son REER et obtient un remboursement d’impôt d’environ 2 100 $ (taux marginal d’environ 26 %).

Le problème ? À 45 000 $ de revenu, Isabelle est dans une tranche d’imposition relativement basse. Si elle gagne 75 000 $ dans 10 ans et retire ses REER à la retraite avec un revenu similaire, elle va payer plus d’impôt au retrait qu’elle n’en a économisé à la cotisation. Elle a essentiellement reporté son impôt… pour le payer plus cher. C’est comme mettre de l’argent dans un compte qui charge des frais croissants.

Si Isabelle avait mis ce même 8 100 $ dans un CELI à la place, elle n’aurait pas eu de remboursement d’impôt immédiat, c’est vrai. Mais à la retraite, chaque dollar retiré du CELI serait complètement libre d’impôt. Zéro. Et mieux encore : les retraits du CELI n’affectent pas la PSV ni le SRG. C’est de l’argent invisible pour le gouvernement.

La stratégie optimale selon le revenu : - Revenu de moins de 50 000 $ : Priorisez le CELI. Votre taux marginal est bas, la déduction REER ne vaut pas grand-chose. Gardez vos droits REER pour plus tard, quand votre revenu sera plus élevé. - Revenu entre 50 000 $ et 100 000 $ : Combinez les deux. REER pour la portion au-dessus de 50 000 $, CELI pour le reste. C’est la zone grise où la stratégie mixte donne les meilleurs résultats. - Revenu de plus de 100 000 $ : Maximisez le REER d’abord — la déduction vaut de l’or à ces taux marginaux (plus de 45 %). Ensuite, mettez le remboursement d’impôt dans votre CELI. C’est la stratégie la plus puissante.

Pour voir comment ces véhicules s’intègrent dans votre stratégie globale, consultez notre boîte à outils REER-CELI-CELIAPP 2026.


Quelles sont les 4 sources de revenus à la retraite au Québec ?

Votre revenu de retraite ne vient pas d’une seule place. Pensez-y comme une pyramide à 4 étages. Chaque étage a son rôle, ses forces et ses limites. Comprendre cette pyramide, c’est comprendre d’où va venir votre argent pendant 25-30 ans de retraite.

Combien pouvez-vous recevoir du RRQ en 2026 ?

Le RRQ, c’est la base de la pyramide. Vous y cotisez à chaque paie depuis votre premier emploi. Le maximum qu’on peut recevoir à 65 ans en 2026, c’est environ 15 000 $ par année (source : Retraite Québec, RRQ). Mais attention : la plupart des gens ne reçoivent pas le maximum. Pour l’obtenir, il faut avoir cotisé au maximum pendant essentiellement toute sa vie active. La rente moyenne est plutôt autour de 8 000 $ par année. C’est un filet de sécurité, pas un plan de retraite. Personne ne vit confortablement avec 667 $ par mois.

Point important : si vous prenez votre RRQ à 60 ans au lieu de 65 ans, vous recevez environ 36 % de moins (source : Retraite Québec) — et cette réduction est permanente. À l’inverse, si vous attendez à 70 ans, vous recevez environ 42 % de plus (source : Retraite Québec). La décision du « quand prendre le RRQ » est une des plus importantes de votre planification de retraite.

La PSV et le SRG : à quoi avez-vous droit ?

La PSV, c’est environ 8 500 $ par année à 65 ans (source : Service Canada, Sécurité de la vieillesse). Tout le monde y a droit (ou presque) après avoir vécu au Canada pendant au moins 10 ans après 18 ans. Mais — et c’est un gros « mais » — si votre revenu de retraite dépasse environ 90 000 $, le gouvernement commence à récupérer votre PSV. C’est ce qu’on appelle la « récupération fiscale ». Au-dessus de ~148 000 $, la PSV disparaît complètement. Le SRG est un supplément pour les retraités à faible revenu — si vous avez planifié votre retraite, vous n’y aurez probablement pas droit, et c’est une bonne chose.

Avez-vous un régime de retraite d’employeur ?

Si vous avez la chance d’avoir un régime à prestations déterminées (comme les employés du gouvernement, les enseignants, les infirmières), c’est de l’or en barre. Vous savez exactement combien vous allez recevoir — par exemple, 2 % × nombre d’années de service × salaire moyen des 5 meilleures années. Si vous avez un régime à cotisations déterminées, c’est bien aussi, mais le montant final dépend des rendements. Et si vous n’avez rien de tout ça ? Vous n’êtes pas seul — environ 60 % des travailleurs québécois n’ont pas de régime d’employeur. C’est pour eux que l’épargne personnelle est absolument cruciale.

Pourquoi votre épargne personnelle est-elle le pilier le plus important ?

C’est ici que le REER, le CELI et les placements non enregistrés entrent en jeu. C’est l’étage que vous contrôlez. Et pour beaucoup de gens, c’est l’étage le plus important de la pyramide — celui qui fait la différence entre une retraite confortable et une retraite serrée.

Combien faut-il épargner pour la retraite avec la règle du 70 % ?

On estime généralement qu’à la retraite, vous aurez besoin d’environ 70 % de votre revenu pré-retraite pour maintenir votre niveau de vie. Pourquoi pas 100 % ? Parce que vous ne cotiserez plus au RRQ, à l’assurance-emploi, au REER. Vous n’aurez probablement plus d’hypothèque. Vos enfants seront autonomes. Vous ne payerez plus pour le transport quotidien au travail. Par contre, certaines dépenses augmentent — les soins de santé, les loisirs, les voyages.

Exemple : si vous gagnez 70 000 $ par année, vous aurez besoin d’environ 49 000 $ par année à la retraite. Si le RRQ vous donne 10 000 $ et la PSV 8 500 $, il vous manque 30 500 $ par année de votre épargne. Sur 25 ans de retraite, ça représente un capital d’environ 762 500 $ (selon la règle du 4 %).


Comment Martin et Diane peuvent-ils prendre leur retraite à 60 ans ?

Martin, 52 ans, et Diane, 50 ans, vivent à Drummondville. Revenu familial combiné : 120 000 $. Ils rêvent de prendre leur retraite à 60 ans. Leurs enfants sont grands. L’hypothèque sera payée dans 4 ans. Voyons si leur rêve est réaliste.

Étape 1 : Combien ont-ils besoin par année ? 70 % × 120 000 $ = 84 000 $ par année.

Étape 2 : Combien viendra des programmes gouvernementaux ? - RRQ combiné (à 60 ans, avec pénalité de 36 % pour retraite anticipée) : ~18 000 $/an - PSV (seulement à 65 ans, donc rien pendant les 5 premières années pour Martin, 5-10 premières pour Diane) : ~17 000 $/an combiné en moyenne - Moyenne pondérée sur toute la retraite : ~35 000 $/an

Étape 3 : Combien doit venir de l’épargne ? 84 000 $ - 35 000 $ = 49 000 $ par année de leur épargne personnelle.

Étape 4 : Quel capital est nécessaire ? Selon la règle du 4 % (qui dit qu’on peut retirer 4 % de son capital par année sans l’épuiser sur 25-30 ans) : 49 000 $ ÷ 0,04 = 1 225 000 $.

Étape 5 : Où en sont-ils ? Martin et Diane ont accumulé 380 000 $ en REER et CELI combinés. Le « gap » : 845 000 $ en 8 ans.

Est-ce possible ? Soyons honnêtes : c’est serré. Pour atteindre 1 225 000 $ en partant de 380 000 $ en 8 ans, il faudrait que leurs placements actuels croissent (disons à 6 %, ça ajouterait environ 225 000 $, portant le total à ~605 000 $) ET qu’ils épargnent agressivement le reste. Il manquerait environ 620 000 $, soit ~6 450 $/mois d’épargne. C’est beaucoup pour un revenu familial de 120 000 $.

Quelles stratégies réalistes s’offrent à Martin et Diane ?

  1. Reporter la retraite à 62-63 ans — chaque année de plus, c’est une année d’épargne en plus, une année de rendement en plus ET une année de retraite en moins à financer. Trois bénéfices en un.
  2. Réduire le train de vie cible — peut-être que 70 000 $/an suffirait au lieu de 84 000 $. Ça ramène le capital nécessaire à ~875 000 $.
  3. Travailler à temps partiel les premières années — un revenu de 20 000 $/an pendant les 5 premières années de retraite change complètement l’équation et permet aux placements de continuer à croître.
  4. Maximiser les cotisations maintenant — les 8 prochaines années sont critiques. Chaque dollar épargné aujourd’hui vaut plus qu’un dollar épargné dans 5 ans.
  5. Optimiser la fiscalité — répartir les revenus entre REER et CELI au retrait pour minimiser l’impôt et éviter la récupération de la PSV. Une bonne planification fiscale peut valoir des milliers de dollars par année à la retraite.

Pour des stratégies adaptées aux 50 ans et plus, lisez notre guide complet sur la planification de la retraite pour les 50 ans et plus.


Pourquoi attendre le « bon moment » pour investir est-il une erreur ?

Voici un exercice qui illustre parfaitement pourquoi le temps est votre meilleur allié — et pourquoi attendre le « bon moment » est une stratégie perdante.

Si vous aviez investi 10 000 $ en 2015 dans un portefeuille équilibré (60 % actions, 40 % obligations), votre placement vaudrait environ 16 500 $ en 2025. C’est un rendement d’environ 65 % sur 10 ans, malgré la pandémie de 2020, malgré la correction de 2022, malgré l’inflation de 2023, malgré toutes les crises entre les deux. Les marchés ont traversé des tempêtes, mais ceux qui sont restés investis ont été récompensés.

Maintenant, si vous investissez 10 000 $ aujourd’hui, vous devrez attendre environ 10 ans pour obtenir le même résultat. Vous n’avez pas perdu 10 000 $ en n’investissant pas en 2015 — vous avez perdu 6 500 $ de rendements que le temps vous aurait donnés gratuitement. C’est 6 500 $ que vous ne pourrez jamais récupérer, peu importe la performance future des marchés.

C’est exactement ce que montre notre comparaison des portefeuilles : à long terme, le temps EST le rendement. Les fluctuations du marché deviennent du bruit de fond quand on a un horizon de 10, 20 ou 30 ans. Essayer de « timer » le marché — attendre une correction pour acheter — est une stratégie qui échoue dans la vaste majorité des cas. Même les professionnels n’y arrivent pas de façon constante.

L’un des meilleurs investissements que vous puissiez faire aujourd’hui, ce n’est pas de trouver le « bon » placement. C’est d’arrêter d’attendre le « bon » moment et de commencer. Le marché parfait, ça n’existe pas. Le moment parfait, c’est le plus tôt possible.


En résumé

  • L’intérêt composé transforme de petites cotisations en gros montants — mais seulement si vous commencez tôt. 10 ans d’avance entre Nadia et Julien = 200 000 $ de différence à la retraite, pour seulement 24 000 $ de cotisations en plus.
  • REER vs CELI : sous ~53 000 $ de revenu au Québec, le CELI est généralement plus avantageux. Au-dessus, le REER devient intéressant — à condition de réinvestir le remboursement d’impôt. Idéalement, utilisez les deux de façon stratégique.
  • La règle du 70 % : prévoyez 70 % de votre revenu actuel pour la retraite, puis soustrayez le RRQ et la PSV. Le reste doit venir de votre épargne personnelle.
  • La règle du 4 % : divisez votre besoin annuel par 0,04 pour connaître le capital nécessaire. Si vous avez besoin de 49 000 $/an, il vous faut ~1 225 000 $.
  • Chaque année compte : reporter votre planification d’un an peut vous coûter ~20 000 $ à la retraite. Le temps est la ressource la plus précieuse que vous ayez.

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FAQ — Questions fréquentes sur la retraite, le REER et le CELI au Québec

Mis à jour mars 2026 — REER plafond 33 810 $, CELI 7 000 $/an (cumul 109 000 $), RRQ max ~15 000 $/an.

1. Quel est le plafond de cotisation REER en 2026 au Québec ? Le plafond REER 2026 est de 33 810 $, soit 18 % de votre revenu gagné de l’année précédente, jusqu’à concurrence de ce maximum. Les droits de cotisation inutilisés sont reportables indéfiniment depuis 1991. Vérifiez votre avis de cotisation de l’ARC pour connaître vos droits exacts. Source : ARC.

2. Quel est le plafond de cotisation CELI en 2026 ? Le plafond annuel CELI 2026 est de 7 000 $. Si vous aviez 18 ans ou plus en 2009, vos droits cumulatifs atteignent 109 000 $ en 2026. Les retraits sont ajoutés à vos droits de cotisation l’année suivante, ce qui rend le CELI très flexible. Source : ARC.

3. À quel revenu le REER devient-il plus avantageux que le CELI au Québec ? En règle générale, le REER devient avantageux à partir d’environ 53 000 $ de revenu au Québec (taux marginal combiné de 32,53 % et plus). En dessous, le CELI est souvent préférable car votre économie d’impôt à la cotisation REER est faible. Important : l’avantage REER se concrétise seulement si vous réinvestissez le remboursement d’impôt. Source : CQFF, paliers 2026.

4. Combien faut-il épargner pour prendre sa retraite au Québec ? La règle du 70 % suggère de viser 70 % de votre revenu pré-retraite. Soustrayez le RRQ (~8 000 à 15 000 $/an) et la PSV (~8 500 $/an). L’écart doit venir de votre épargne. Selon la règle du 4 %, divisez votre besoin annuel par 0,04 pour obtenir le capital nécessaire. Exemple : 49 000 $/an × 25 = capital requis d’environ 1 225 000 $.

5. Qu’est-ce que la règle du 4 % pour la retraite ? La règle du 4 % (étude Trinity) suggère qu’un retraité peut retirer 4 % de son capital la première année, puis ajuster pour l’inflation, sans épuiser ses fonds sur 25-30 ans. C’est un point de départ — pas une garantie. Les rendements réels, l’inflation et votre longévité influencent le résultat. Un conseiller peut affiner ce calcul pour votre situation.

6. Quel est le montant maximum du RRQ à 65 ans en 2026 ? Le montant maximum de la rente RRQ à 65 ans est d’environ 15 000 $ par année en 2026. Mais la rente moyenne réelle est plutôt de 8 000 $/an. Pour obtenir le maximum, il faut avoir cotisé au plafond pendant presque toute sa vie active. Si vous prenez le RRQ à 60 ans, la réduction est d’environ 36 % (permanente). Si vous attendez à 70 ans, le bonus est d’environ 42 %. Source : Retraite Québec.

7. Les retraits CELI affectent-ils la PSV ou le SRG ? Non. Les retraits du CELI ne s’ajoutent pas à votre revenu imposable et n’affectent ni la Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV), ni le Supplément de revenu garanti (SRG). C’est un avantage majeur du CELI pour les retraités, surtout ceux dont les revenus se situent autour du seuil de récupération de la PSV (~90 000 $ en 2026).

8. Comment fonctionne l’intérêt composé dans un REER ? Dans un REER, les gains (intérêts, dividendes, gains en capital) s’accumulent à l’abri de l’impôt tant que l’argent reste dans le compte. L’intérêt composé fait que vos rendements génèrent eux-mêmes des rendements. Sur 40 ans à 6 %, 200 $/mois deviennent environ 398 000 $ — alors que vous n’aurez cotisé que 96 000 $. L’impôt est payé uniquement au retrait, idéalement à un taux inférieur.

9. Doit-on prendre le RRQ à 60, 65 ou 70 ans ? Il n’y a pas de réponse universelle. À 60 ans, la rente est réduite de ~36 % (permanent). À 70 ans, elle est bonifiée de ~42 %. Si vous êtes en bonne santé et pouvez couvrir vos dépenses autrement, attendre peut être payant : le point mort est autour de 74-76 ans. Si votre espérance de vie est réduite ou si vous avez besoin du revenu, prendre le RRQ plus tôt fait sens. Un conseiller peut modéliser les deux scénarios pour vous.

10. Quelle est la différence entre un régime à prestations déterminées et à cotisations déterminées ? Un régime à prestations déterminées (PD) garantit un montant fixe à la retraite (ex. : 2 % × années de service × salaire moyen). Le risque de placement est assumé par l’employeur. Un régime à cotisations déterminées (CD) fixe les cotisations, mais le montant final dépend des rendements — le risque est assumé par l’employé. Environ 60 % des travailleurs québécois n’ont aucun régime d’employeur.


Cet article est à titre informatif et éducatif seulement. Il ne constitue pas un avis financier, fiscal ou juridique personnalisé. Les chiffres présentés sont des exemples illustratifs basés sur des données historiques et des hypothèses de rendement raisonnables. Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs. Consultez un conseiller financier autorisé pour des recommandations adaptées à votre situation personnelle.


Sources et méthodologie

Données vérifiées en date de mars 2026. Cet article est mis à jour annuellement.

Sources des données : - Retraite Québec — Régime de rentes du Québec (RRQ) - Service Canada — Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) - Agence du revenu du Canada — Plafonds REER (33 810 $) et CELI (7 000 $) 2026 - CQFF — Paliers d’imposition combinés fédéral-Québec 2026 - Sondage BMO sur la retraite, février 2026 — Newswire.ca - Sondage BMO sur la retraite, février 2025 — Newswire.ca - Sondage Banque Scotia / Nielsen, février 2020 — Le Devoir

Calculs : Les projections d’intérêt composé utilisent la formule VF = C × [(1+r)^n − 1] / r avec un taux constant hypothétique. La comparaison REER vs CELI intègre les paliers d’imposition progressifs combinés fédéral-Québec 2026 (source : CQFF). Les résultats réels varient.

* Les noms et situations présentés dans cet article sont entièrement fictifs et utilisés à titre illustratif seulement. Toute ressemblance avec des personnes réelles est purement fortuite.

Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Les projections et exemples chiffrés sont présentés à titre illustratif seulement et ne constituent pas une garantie de résultats.

Les calculs et compilations de données ont été produits par Lawrence Shaw et vérifiés avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle à partir de sources officielles.

Cet article est publié à titre informatif et éducatif seulement. Il ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Les informations présentées sont de nature générale et ne tiennent pas compte de votre situation personnelle. Consultez votre conseiller en sécurité financière pour des recommandations adaptées à votre situation.

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