Épisode 8 – Pilier 4 : La retraite, c'est dans combien de temps?

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Pilier 4 : La retraite — Comprendre l'intérêt composé, le REER, le CELI et bâtir votre plan

71 % des Québécois craignent de manquer d'argent à la retraite. Ce chiffre-là, je ne l'ai pas inventé — c'est un sondage qu'on cite souvent dans le milieu financier, et il revient année après année. Mais voici la vraie question : parmi ces 71 %, combien ont réellement fait le calcul? Combien se sont assis un samedi matin avec un café, une calculatrice et leurs relevés pour répondre à la question : « Est-ce que je vais avoir assez? »

La plupart des gens ont une idée vague — « je vais avoir besoin de peut-être 1 million? » — sans savoir si c'est trop ou pas assez pour leur situation. Et cette incertitude, elle crée une anxiété sourde qui nous suit pendant des années. On repousse le calcul parce qu'on a peur de la réponse. On se dit « je m'en occuperai l'année prochaine » — et l'année prochaine devient dans 5 ans, puis dans 10 ans.

Je comprends. J'ai vu des centaines de personnes dans mon bureau avec exactement cette crainte. Des gens qui n'ont jamais regardé leurs relevés de REER, qui ne savent pas combien ils reçoivent du RRQ, qui ne connaissent même pas leur taux marginal d'imposition. Et je ne les juge pas — personne ne nous enseigne ça à l'école. Mais je vais vous dire quelque chose qui va peut-être vous surprendre : dans la majorité des cas, la situation est meilleure que ce qu'on imagine — à condition de comprendre quelques mécanismes de base et d'agir maintenant plutôt que dans 5 ans.

Aujourd'hui, on va démystifier tout ça. On va parler de la force la plus puissante en finances personnelles (l'intérêt composé), on va comparer le REER et le CELI une bonne fois pour toutes, et on va faire un vrai calcul de retraite ensemble avec des chiffres concrets. Si vous voulez creuser encore plus loin, je vous invite à consulter notre article sur pourquoi 71 % des Québécois craignent de manquer d'argent à la retraite.

Prêt? On plonge.

L'intérêt composé : la 8e merveille du monde

On attribue à Albert Einstein cette citation célèbre : « L'intérêt composé est la huitième merveille du monde. Celui qui le comprend en profite; celui qui ne le comprend pas le paie. » Que ce soit vraiment Einstein ou non, le message est d'une vérité absolue.

Qu'est-ce que l'intérêt composé, concrètement? C'est le fait de gagner du rendement non seulement sur votre mise de départ, mais aussi sur les rendements déjà accumulés. C'est de l'intérêt qui génère de l'intérêt, qui génère de l'intérêt, et ainsi de suite. Pensez à une boule de neige qui roule en bas d'une colline : au début, elle est petite et avance lentement. Mais plus elle roule, plus elle grossit, et plus elle grossit vite. Au bout de 30 ans, la boule de neige est devenue une avalanche.

Voici la formule simplifiée :

Valeur future = Cotisation mensuelle × [((1 + r)^n - 1) / r]

r est le rendement mensuel et n le nombre de mois. Mais oubliez la formule — regardez plutôt ce que ça donne dans la vraie vie avec un exemple concret.

L'exemple de Nadia et Julien

Nadia, 25 ans, de Sherbrooke, commence à mettre 200 $ par mois dans un portefeuille équilibré qui génère en moyenne 6 % par année. Elle fait ça religieusement, sans jamais toucher à son argent. Elle ne regarde même pas les marchés — elle fait confiance au processus et laisse le temps travailler pour elle.

Son frère Julien, 35 ans, se dit « j'ai le temps, je vais commencer quand je gagnerai plus » et commence le même 200 $/mois à 35 ans, avec le même rendement de 6 %. Même montant, même discipline, même rendement. La seule différence : 10 ans de retard.

Voici ce qui se passe :

ÂgeNadia (début à 25 ans)Julien (début à 35 ans)Différence
25 ans0 $
30 ans13 954 $
35 ans33 584 $0 $33 584 $
40 ans60 774 $13 954 $46 820 $
45 ans98 328 $33 584 $64 744 $
50 ans150 274 $60 774 $89 500 $
55 ans222 287 $98 328 $123 959 $
60 ans322 564 $150 274 $172 290 $
65 ans398 000 $198 000 $200 000 $

Regardez bien ces chiffres — et surtout la colonne de la différence. Voyez comment l'écart s'accélère avec le temps. Nadia a cotisé pendant 40 ans × 200 $/mois = 96 000 $ de sa poche. Julien a cotisé pendant 30 ans × 200 $/mois = 72 000 $ de sa poche. La différence de cotisations : seulement 24 000 $. Mais la différence de résultat : 200 000 $.

Ces 200 000 $ de différence, c'est le cadeau que le temps fait à Nadia. Chaque année d'attente coûte environ 20 000 $ à la retraite. Pas parce que Julien est paresseux ou négligent — il fait exactement la même chose que Nadia. Il a juste commencé 10 ans plus tard. Et ces 10 ans, il ne pourra jamais les rattraper, peu importe combien il épargne par la suite.

Remarquez aussi un autre phénomène fascinant dans le tableau : entre 55 et 65 ans, le compte de Nadia passe de 222 287 $ à 398 000 $. C'est une augmentation de 175 713 $ en 10 ans — alors qu'elle n'a cotisé que 24 000 $ pendant cette période. Le reste, soit plus de 150 000 $, c'est du rendement sur le rendement. C'est l'intérêt composé qui atteint sa vitesse de croisière. C'est la boule de neige devenue avalanche.

La leçon? Le meilleur moment pour commencer à investir, c'était il y a 10 ans. Le deuxième meilleur moment, c'est maintenant. Pas demain. Pas en janvier prochain. Pas quand vous aurez fini de payer votre auto. Maintenant.

REER vs CELI : le match ultime

C'est probablement la question qu'on me pose le plus souvent : « Est-ce que je devrais mettre mon argent dans un REER ou un CELI? » La réponse courte : ça dépend de votre situation. La réponse longue, la voici — et je vous promets que ce sera clair à la fin de cette section.

CaractéristiqueREERCELI
Déduction fiscale à la cotisationOui — économie d'impôt immédiateNon
Imposition au retraitOui — s'ajoute à votre revenu imposableNon — libre d'impôt
Plafond de cotisation 2026~31 560 $ (18 % du revenu gagné)~7 000 $
Droits de cotisation reportésOui, depuis 1991Oui, depuis 2009 (max ~95 000 $)
Impact sur la PSV/SRG au retraitOui — les retraits réduisent ces prestationsNon — aucun impact
Idéal si votre taux marginal actuel est...Élevé (plus de 30 %)Bas (moins de 30 %) ou à la retraite
Au décèsImposable (sauf roulement au conjoint)Libre d'impôt si conjoint désigné successeur
Flexibilité des retraitsPas de remise des droits de cotisationDroits récupérés l'année suivante

L'erreur classique que je vois tout le temps

Prenons Isabelle, 29 ans, de Trois-Rivières. Elle gagne 45 000 $ par année. Son comptable lui dit de « maximiser son REER ». Elle met donc 8 100 $ dans son REER et obtient un remboursement d'impôt d'environ 2 400 $ (taux marginal d'environ 30 %).

Le problème? À 45 000 $ de revenu, Isabelle est dans une tranche d'imposition relativement basse. Si elle gagne 75 000 $ dans 10 ans et retire ses REER à la retraite avec un revenu similaire, elle va payer plus d'impôt au retrait qu'elle n'en a économisé à la cotisation. Elle a essentiellement reporté son impôt… pour le payer plus cher. C'est comme mettre de l'argent dans un compte qui charge des frais croissants.

Si Isabelle avait mis ce même 8 100 $ dans un CELI à la place, elle n'aurait pas eu de remboursement d'impôt immédiat, c'est vrai. Mais à la retraite, chaque dollar retiré du CELI serait complètement libre d'impôt. Zéro. Et mieux encore : les retraits du CELI n'affectent pas la PSV ni le SRG. C'est de l'argent invisible pour le gouvernement.

La stratégie optimale selon le revenu :

  • Revenu de moins de 50 000 $ : Priorisez le CELI. Votre taux marginal est bas, la déduction REER ne vaut pas grand-chose. Gardez vos droits REER pour plus tard, quand votre revenu sera plus élevé.
  • Revenu entre 50 000 $ et 100 000 $ : Combinez les deux. REER pour la portion au-dessus de 50 000 $, CELI pour le reste. C'est la zone grise où la stratégie mixte donne les meilleurs résultats.
  • Revenu de plus de 100 000 $ : Maximisez le REER d'abord — la déduction vaut de l'or à ces taux marginaux (plus de 45 %). Ensuite, mettez le remboursement d'impôt dans votre CELI. C'est la stratégie la plus puissante.

Pour voir comment ces véhicules s'intègrent dans votre stratégie globale, consultez notre boîte à outils REER-CELI-CELIAPP 2026.

Les 4 sources de revenus de retraite : la pyramide

Votre revenu de retraite ne vient pas d'une seule place. Pensez-y comme une pyramide à 4 étages. Chaque étage a son rôle, ses forces et ses limites. Comprendre cette pyramide, c'est comprendre d'où va venir votre argent pendant 25-30 ans de retraite.

Étage 1 : Le Régime de rentes du Québec (RRQ)

Le RRQ, c'est la base de la pyramide. Vous y cotisez à chaque paie depuis votre premier emploi. Le maximum qu'on peut recevoir à 65 ans en 2026, c'est environ 15 000 $ par année. Mais attention : la plupart des gens ne reçoivent pas le maximum. Pour l'obtenir, il faut avoir cotisé au maximum pendant essentiellement toute sa vie active. La rente moyenne est plutôt autour de 8 000 $ par année. C'est un filet de sécurité, pas un plan de retraite. Personne ne vit confortablement avec 667 $ par mois.

Point important : si vous prenez votre RRQ à 60 ans au lieu de 65 ans, vous recevez environ 36 % de moins — et cette réduction est permanente. À l'inverse, si vous attendez à 70 ans, vous recevez environ 42 % de plus. La décision du « quand prendre le RRQ » est une des plus importantes de votre planification de retraite.

Étage 2 : La Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et le Supplément de revenu garanti (SRG)

La PSV, c'est environ 8 500 $ par année à 65 ans. Tout le monde y a droit (ou presque) après avoir vécu au Canada pendant au moins 10 ans après 18 ans. Mais — et c'est un gros « mais » — si votre revenu de retraite dépasse environ 90 000 $, le gouvernement commence à récupérer votre PSV. C'est ce qu'on appelle la « récupération fiscale ». Au-dessus de ~148 000 $, la PSV disparaît complètement. Le SRG est un supplément pour les retraités à faible revenu — si vous avez planifié votre retraite, vous n'y aurez probablement pas droit, et c'est une bonne chose.

Étage 3 : Le régime de retraite de l'employeur

Si vous avez la chance d'avoir un régime à prestations déterminées (comme les employés du gouvernement, les enseignants, les infirmières), c'est de l'or en barre. Vous savez exactement combien vous allez recevoir — par exemple, 2 % × nombre d'années de service × salaire moyen des 5 meilleures années. Si vous avez un régime à cotisations déterminées, c'est bien aussi, mais le montant final dépend des rendements. Et si vous n'avez rien de tout ça? Vous n'êtes pas seul — environ 60 % des travailleurs québécois n'ont pas de régime d'employeur. C'est pour eux que le 4e étage est absolument crucial.

Étage 4 : Votre épargne personnelle

C'est ici que le REER, le CELI et les placements non enregistrés entrent en jeu. C'est l'étage que vous contrôlez. Et pour beaucoup de gens, c'est l'étage le plus important de la pyramide — celui qui fait la différence entre une retraite confortable et une retraite serrée.

La règle du 70 %

On estime généralement qu'à la retraite, vous aurez besoin d'environ 70 % de votre revenu pré-retraite pour maintenir votre niveau de vie. Pourquoi pas 100 %? Parce que vous ne cotiserez plus au RRQ, à l'assurance-emploi, au REER. Vous n'aurez probablement plus d'hypothèque. Vos enfants seront autonomes. Vous ne payerez plus pour le transport quotidien au travail. Par contre, certaines dépenses augmentent — les soins de santé, les loisirs, les voyages.

Exemple : si vous gagnez 70 000 $ par année, vous aurez besoin d'environ 49 000 $ par année à la retraite. Si le RRQ vous donne 10 000 $ et la PSV 8 500 $, il vous manque 30 500 $ par année de votre épargne. Sur 25 ans de retraite, ça représente un capital d'environ 762 500 $ (selon la règle du 4 %).

L'exemple de Martin et Diane : un vrai calcul de retraite

Martin, 52 ans, et Diane, 50 ans, vivent à Drummondville. Revenu familial combiné : 120 000 $. Ils rêvent de prendre leur retraite à 60 ans. Leurs enfants sont grands. L'hypothèque sera payée dans 4 ans. Voyons si leur rêve est réaliste.

Étape 1 : Combien ont-ils besoin par année?

70 % × 120 000 $ = 84 000 $ par année.

Étape 2 : Combien viendra des programmes gouvernementaux?

  • RRQ combiné (à 60 ans, avec pénalité de 36 % pour retraite anticipée) : ~18 000 $/an
  • PSV (seulement à 65 ans, donc rien pendant les 5 premières années pour Martin, 5-10 premières pour Diane) : ~17 000 $/an combiné en moyenne
  • Moyenne pondérée sur toute la retraite : ~35 000 $/an

Étape 3 : Combien doit venir de l'épargne?

84 000 $ - 35 000 $ = 49 000 $ par année de leur épargne personnelle.

Étape 4 : Quel capital est nécessaire?

Selon la règle du 4 % (qui dit qu'on peut retirer 4 % de son capital par année sans l'épuiser sur 25-30 ans) : 49 000 $ ÷ 0,04 = 1 225 000 $.

Étape 5 : Où en sont-ils?

Martin et Diane ont accumulé 380 000 $ en REER et CELI combinés. Le « gap » : 845 000 $ en 8 ans.

Est-ce possible? Soyons honnêtes : c'est serré. Pour atteindre 1 225 000 $ en partant de 380 000 $ en 8 ans, il faudrait que leurs placements actuels croissent (disons à 6 %, ça ajouterait environ 225 000 $, portant le total à ~605 000 $) ET qu'ils épargnent agressivement le reste. Il manquerait environ 620 000 $, soit ~6 450 $/mois d'épargne. C'est beaucoup pour un revenu familial de 120 000 $.

Les stratégies réalistes pour Martin et Diane :

  1. Reporter la retraite à 62-63 ans — chaque année de plus, c'est une année d'épargne en plus, une année de rendement en plus ET une année de retraite en moins à financer. Trois bénéfices en un.
  2. Réduire le train de vie cible — peut-être que 70 000 $/an suffirait au lieu de 84 000 $. Ça ramène le capital nécessaire à ~875 000 $.
  3. Travailler à temps partiel les premières années — un revenu de 20 000 $/an pendant les 5 premières années de retraite change complètement l'équation et permet aux placements de continuer à croître.
  4. Maximiser les cotisations maintenant — les 8 prochaines années sont critiques. Chaque dollar épargné aujourd'hui vaut plus qu'un dollar épargné dans 5 ans.
  5. Optimiser la fiscalité — répartir les revenus entre REER et CELI au retrait pour minimiser l'impôt et éviter la récupération de la PSV. Une bonne planification fiscale peut valoir des milliers de dollars par année à la retraite.

Pour des stratégies adaptées aux 50 ans et plus, lisez notre guide complet sur la planification de la retraite pour les 50 ans et plus.

10 000 $ investis en 2015 vs 10 000 $ investis en 2025

Voici un exercice qui illustre parfaitement pourquoi le temps est votre meilleur allié — et pourquoi attendre le « bon moment » est une stratégie perdante.

Si vous aviez investi 10 000 $ en 2015 dans un portefeuille équilibré (60 % actions, 40 % obligations), votre placement vaudrait environ 16 500 $ en 2025. C'est un rendement d'environ 65 % sur 10 ans, malgré la pandémie de 2020, malgré la correction de 2022, malgré l'inflation de 2023, malgré toutes les crises entre les deux. Les marchés ont traversé des tempêtes, mais ceux qui sont restés investis ont été récompensés.

Maintenant, si vous investissez 10 000 $ aujourd'hui, vous devrez attendre environ 10 ans pour obtenir le même résultat. Vous n'avez pas perdu 10 000 $ en n'investissant pas en 2015 — vous avez perdu 6 500 $ de rendements que le temps vous aurait donnés gratuitement. C'est 6 500 $ que vous ne pourrez jamais récupérer, peu importe la performance future des marchés.

C'est exactement ce que montre notre comparaison des portefeuilles : à long terme, le temps EST le rendement. Les fluctuations du marché deviennent du bruit de fond quand on a un horizon de 10, 20 ou 30 ans. Essayer de « timer » le marché — attendre une correction pour acheter — est une stratégie qui échoue dans la vaste majorité des cas. Même les professionnels n'y arrivent pas de façon constante.

Le meilleur investissement que vous puissiez faire aujourd'hui, ce n'est pas de trouver le « bon » placement. C'est d'arrêter d'attendre le « bon » moment et de commencer. Le marché parfait, ça n'existe pas. Le moment parfait, c'est le plus tôt possible.

Ce que ça signifie pour vous

Que vous ayez 25 ans comme Nadia ou 52 ans comme Martin, les principes sont les mêmes :

  • L'intérêt composé est votre meilleur allié — mais seulement si vous lui donnez du temps. Chaque année que vous attendez est une année de croissance exponentielle perdue.
  • Le REER et le CELI ne sont pas des concurrents — ce sont des coéquipiers. La bonne stratégie dépend de votre revenu actuel et de votre revenu projeté à la retraite. Utilisez le bon outil au bon moment.
  • Votre retraite repose sur 4 piliers : RRQ, PSV, régime d'employeur (si applicable), et votre épargne personnelle. Le seul que vous contrôlez entièrement, c'est le dernier — et c'est souvent le plus important.
  • Faire le calcul, même si c'est stressant, c'est la première étape pour reprendre le contrôle. L'incertitude est toujours pire que la réalité.

En résumé

  • L'intérêt composé transforme de petites cotisations en gros montants — mais seulement si vous commencez tôt. 10 ans d'avance entre Nadia et Julien = 200 000 $ de différence à la retraite, pour seulement 24 000 $ de cotisations en plus.
  • REER vs CELI : si votre taux marginal est bas (moins de 30 %), priorisez le CELI. S'il est élevé (plus de 30 %), priorisez le REER. Idéalement, utilisez les deux de façon stratégique.
  • La règle du 70 % : prévoyez 70 % de votre revenu actuel pour la retraite, puis soustrayez le RRQ et la PSV. Le reste doit venir de votre épargne personnelle.
  • La règle du 4 % : divisez votre besoin annuel par 0,04 pour connaître le capital nécessaire. Si vous avez besoin de 49 000 $/an, il vous faut ~1 225 000 $.
  • Chaque année compte : reporter votre planification d'un an peut vous coûter ~20 000 $ à la retraite. Le temps est la ressource la plus précieuse que vous ayez.

Êtes-vous sur la bonne voie?

Si vous lisez cet article et que vous vous reconnaissez dans Martin et Diane — ou dans Julien qui a attendu trop longtemps — ne paniquez pas. L'erreur, ce n'est pas d'être en retard. L'erreur, c'est de ne rien faire une fois qu'on sait qu'on est en retard. La meilleure chose que vous puissiez faire, c'est de faire le calcul pour votre situation spécifique. Un conseiller peut vous aider à voir clair en 30 minutes.

Prenez rendez-vous pour un bilan de retraite personnalisé. On va regarder vos chiffres ensemble, sans jugement, et on va bâtir un plan réaliste. On va identifier les leviers que vous pouvez actionner — parce qu'il y en a toujours. Parce que la retraite, ça ne devrait pas être une source d'anxiété — ça devrait être quelque chose que vous attendez avec impatience.

Dans le prochain épisode (Épisode 9), on va parler d'un sujet qui touche tous les parents et grands-parents : l'épargne-études et le REEE. Saviez-vous que le gouvernement vous donne 30 % de rendement garanti sur chaque dollar que vous cotisez? Aucun placement au monde n'offre ça. On va tout vous expliquer, avec des exemples chiffrés et un plan d'action concret.

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Chaque situation est unique — consultez un professionnel qualifié avant de prendre des décisions financières importantes.

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