Épisode 4 – Les cycles économiques : le rythme cardiaque de l'économie

  • Time to read 11 minutes

85 000 $ perdus en une seule décision

Mars 2020. Le monde s'arrête. La COVID-19 débarque au Canada, les frontières ferment, les commerces baissent leurs rideaux un après l'autre. Les rues de Québec, de Montréal, de Sherbrooke sont vides. L'incertitude est totale. Personne ne sait combien de temps ça va durer ni à quel point ça va être grave.

Et les marchés financiers? Ils dégringolent. En trois semaines seulement — du 19 février au 23 mars 2020 — le TSX perd 37 %. Le S&P 500 fait pareil. Les bulletins de nouvelles parlent de « krach historique », de « crise sans précédent », de « territoire inconnu ». Des experts à la télé comparent la situation à la Grande Dépression de 1929. Les graphiques sont tous en rouge vif.

Richard, 58 ans, de Québec, regarde son relevé REER sur l'écran de son ordinateur avec les mains qui tremblent et une boule dans l'estomac. Son portefeuille de 250 000 $ — 30 ans d'épargne, de sacrifices, de cotisations régulières — ne vaut plus que 165 000 $. Il a « perdu » 85 000 $ en moins d'un mois. Sur papier.

Richard pense à sa retraite prévue dans 7 ans. Il pense à sa conjointe Diane. Il pense aux voyages qu'ils avaient planifiés, à la tranquillité d'esprit qu'il croyait avoir bâtie. Et Richard fait ce que des centaines de milliers de Canadiens ont fait exactement au même moment : il panique et il vend tout.

Il appelle sa banque un lundi matin, liquide son portefeuille entier, et fait déposer l'argent dans un compte épargne à intérêt élevé. 165 000 $ bien en sécurité. Plus de graphiques rouges. Plus de pertes. Plus de stress. Du moins, c'est ce qu'il croit.

Six mois plus tard, en septembre 2020, les marchés ont tout récupéré. Le TSX est revenu à son niveau d'avant la pandémie. Le S&P 500 l'a non seulement rattrapé, mais dépassé. Les marchés n'avaient pas attendu la fin de la pandémie pour remonter — ils avaient anticipé la reprise bien avant qu'elle soit visible dans l'économie réelle.

Si Richard avait simplement gardé son portefeuille intact — littéralement ne rien faire, fermer son ordinateur et aller marcher — il aurait retrouvé ses 250 000 $. Et en 2025, avec la croissance des années suivantes, ce même portefeuille vaudrait environ 340 000 $.

Richard, lui, a ses 165 000 $ dans un compte épargne, plus quelques milliers de dollars d'intérêts accumulés depuis 5 ans. Le coût total de sa décision de panique : environ 175 000 $.

L'histoire de Richard n'est pas un cas extrême. C'est un scénario qui se répète à chaque baisse de marché importante depuis plus d'un siècle. Et la raison est toujours la même : la plupart des gens ne comprennent pas que les marchés fonctionnent par cycles. Des cycles aussi naturels, prévisibles et inévitables que les quatre saisons.

Les 4 phases du cycle économique : l'économie respire

L'économie n'est pas une ligne droite qui monte toujours vers la droite. Elle respire. Elle inspire (elle croît, elle prend de l'expansion) et elle expire (elle ralentit, elle se contracte). Et ce rythme se répète de façon prévisible depuis que les économies modernes existent — depuis plus de 200 ans.

Pensez aux quatre saisons au Québec. On ne s'étonne pas que l'hiver arrive après l'automne. On ne panique pas quand les feuilles tombent en octobre parce qu'on sait que le printemps va revenir. L'économie fonctionne exactement de la même façon.

1. L'expansion — le printemps et l'été économiques

C'est la phase de croissance. Les entreprises embauchent, le chômage baisse, les salaires augmentent, les gens consomment avec confiance, les profits des entreprises grimpent, la bourse monte. L'optimisme est au rendez-vous. Les restaurants sont pleins, les concessionnaires auto vendent bien, les agents immobiliers sont débordés. C'est la phase la plus longue du cycle — elle dure généralement entre 3 et 8 ans au Canada, parfois même plus.

Exemples récents : la période de 2015 à 2019 était une expansion soutenue post-crise de 2008. Et le rebond spectaculaire de 2021 à mi-2022, après le creux pandémique, en était une aussi — compressée et intense.

2. Le sommet — la fin de l'été, quand il fait trop chaud

L'économie tourne à plein régime. Trop, même. L'inflation monte parce que la demande dépasse l'offre. Les prix des maisons s'emballent. Le marché de l'emploi est si tendu que les employeurs se volent des employés. La spéculation augmente — tout le monde veut investir parce que « ça monte toujours ». Les taux d'intérêt commencent à monter pour refroidir les choses. C'est le signal que la fête achève — même si personne ne veut l'entendre.

Exemple récent : la fin de 2022. L'inflation à 6,8 %, les taux qui montent en flèche, l'immobilier qui commence à baisser pour la première fois en des années. Les signes étaient là.

3. La récession — l'automne et l'hiver économiques

L'économie se contracte. Le PIB recule pendant au moins deux trimestres consécutifs — c'est la définition technique officielle d'une récession. Les entreprises gèlent les embauches ou coupent des postes. Le chômage monte. Les gens réduisent leurs dépenses, reportent les achats importants, annulent les projets de rénovation. La bourse baisse, parfois fortement. Les nouvelles sont sombres et les experts prédisent le pire.

Mais voici la chose la plus importante à retenir : c'est temporaire. Toujours. Les récessions au Canada durent en moyenne entre 6 et 18 mois. La récession COVID de 2020? Elle a duré officiellement 3 mois — la plus courte de l'histoire. Celle de 2008-2009? Environ 9 mois. Même la Grande Dépression des années 1930, la pire de toutes, a fini par se terminer.

4. Le creux — la fin de l'hiver, quand le pire est passé

L'économie touche le fond et commence à se stabiliser. C'est le point le plus bas du cycle. Les taux d'intérêt baissent, le gouvernement injecte des stimuli économiques, les entreprises survivantes deviennent plus efficaces et innovent. Les premières pousses vertes apparaissent dans les données économiques. La reprise se prépare tranquillement.

Et c'est — ironiquement — le meilleur moment pour investir. Quand tout le monde a peur, quand les journaux titrent « catastrophe », quand votre beau-frère vous dit de tout vendre… c'est exactement le moment où les aubaines sont partout et où les rendements futurs sont les meilleurs. Comme acheter des manteaux d'hiver au mois de mars — le stock est en solde parce que personne n'en veut, mais vous savez que l'hiver va revenir.

Le cycle recommence ensuite. Expansion, sommet, récession, creux. Toujours. Depuis plus de 150 ans, l'économie canadienne n'a jamais cessé de revenir à la croissance après une récession. Chaque fois. Sans exception.

Les données concrètes 2015-2025 : 10 ans de montagnes russes

Voici ce qui s'est réellement passé au cours de la dernière décennie. Le PIB vous montre la santé de l'économie canadienne dans son ensemble. Le TSX (la bourse de Toronto) et le S&P 500 (la bourse américaine) vous montrent ce que les marchés boursiers ont fait — et vous allez voir que les deux ne bougent pas toujours ensemble.

AnnéePIB réel CanadaTSX (rendement approx.)S&P 500 (rendement approx.)
2015+0,7 %-11 %+1 %
2016+1,0 %+18 %+10 %
2017+3,0 %+6 %+19 %
2018+2,8 %-12 %-6 %
2019+1,9 %+19 %+29 %
2020-5,0 %+6 %+16 %
2021+5,3 %+22 %+27 %
2022+3,8 %-9 %-19 %
2023+1,5 %+8 %+24 %
2024+1,6 %+18 %+23 %
2025+1,7 %+5 %+8 %

Qu'est-ce qu'on remarque quand on étudie ce tableau attentivement? Plusieurs constats importants :

Les marchés ne montent pas en ligne droite. On voit des années franchement négatives (2015 : -11 % pour le TSX, 2018 : -12 %, 2022 : -9 %) entrecoupées d'années très positives (2016 : +18 %, 2019 : +19 %, 2021 : +22 %). Sur 11 années, le TSX a eu 3 années négatives et 8 années positives. Les probabilités jouent en votre faveur si vous restez investi.

L'économie réelle et la bourse ne bougent pas toujours ensemble. En 2020, le PIB canadien a chuté de 5 % — la pire contraction depuis la Seconde Guerre mondiale — mais le TSX a quand même terminé l'année à +6 % et le S&P 500 à +16 %. Comment est-ce possible? Parce que les marchés boursiers ne reflètent pas le présent — ils anticipent l'avenir. En mars 2020, les investisseurs avaient très peur. Mais dès que les gouvernements ont annoncé des plans de relance massifs et que les vaccins sont apparus à l'horizon, les marchés ont regardé 12-18 mois plus loin et ont commencé à remonter bien avant que l'économie réelle ne se rétablisse.

On peut identifier des mini-cycles dans la période. Il y a eu une expansion de 2016 à 2019 (4 années de croissance boursière), suivie d'un choc brutal mais bref en mars 2020, suivi d'un rebond spectaculaire en 2020-2021, puis d'une nouvelle correction en 2022 (hausse des taux, inflation) et d'une reprise en 2023-2025. Les cycles sont là, clairement visibles, et ils se comportent exactement comme la théorie le prédit.

Le message clé de ce tableau? Les baisses sont temporaires et la tendance à long terme est clairement, indéniablement, à la hausse.

L'exemple de Richard, en détail : le vrai coût de la panique

Reprenons l'histoire de Richard avec des chiffres année par année pour bien visualiser ce qui s'est passé. Imaginons qu'il avait investi 10 000 $ dans un portefeuille diversifié (60 % actions canadiennes et américaines, 40 % obligations) en janvier 2015.

PériodeValeur du portefeuilleCe qui se passe
Janvier 201510 000 $Investissement initial
Fin 201510 200 $Année tranquille, légère hausse
Fin 201611 000 $Belle reprise des marchés
Fin 201711 800 $Croissance régulière et constante
Fin 201811 200 $Correction de fin d'année, petit recul
Fin 201912 800 $Excellente année, rebond complet
Mars 202010 500 $Creux pandémique — Richard panique et vend ICI
Fin 202013 400 $Remontée spectaculaire (que Richard rate)
Fin 202115 500 $Année exceptionnelle (que Richard rate)
Fin 202214 200 $Correction due à l'inflation et aux taux
Fin 202315 800 $Reprise solide
Fin 202417 600 $Forte hausse des marchés
Fin 202518 500 $Croissance modérée mais positive

Si Richard avait simplement gardé son portefeuille — s'il était allé faire une marche, éteindre la télé, et revenir regarder dans 5 ans — ses 10 000 $ seraient devenus environ 18 500 $ en 2025. Un gain de 8 500 $, soit un rendement annualisé d'environ 5,7 %. Pas besoin d'avoir fait quoi que ce soit de brillant. Juste ne rien faire.

Mais Richard a vendu en mars 2020 à 10 500 $. Son argent dort depuis dans un compte épargne à environ 2 % en moyenne. En 2025, il a environ 11 600 $.

La différence entre rester investi et avoir paniqué? 6 900 $ sur un investissement initial de seulement 10 000 $. Maintenant, appliquez ce ratio au vrai portefeuille de Richard de 250 000 $. C'est une différence de plus de 170 000 $. De quoi financer plusieurs années de retraite. Volatilisés en un coup de téléphone paniqué un lundi matin de mars.

Et le pire dans tout ça? Richard se considère comme un investisseur prudent. Il pensait se « protéger » en vendant. En réalité, il a fait exactement l'inverse de ce qu'il fallait faire. Il a acheté haut (quand il a investi la première fois, tout allait bien et les marchés étaient en hausse) et vendu bas (au creux absolu de la panique). C'est la pire stratégie d'investissement possible. Et c'est exactement celle que nos émotions nous poussent à suivre naturellement.

Le coût de la panique : les chiffres qui font réfléchir

L'histoire de Richard n'est pas un cas isolé ni anecdotique. Des études universitaires et des données de l'industrie financière montrent que le comportement émotionnel des investisseurs est, de loin, leur pire ennemi. Pas les récessions, pas les krachs, pas l'inflation — leurs propres réactions émotives.

Voici quelques données qui devraient vous faire réfléchir sérieusement :

Rater les 10 meilleurs jours en bourse réduit votre rendement de moitié. Sur une période de 20 ans, si vous restez investi en permanence dans le S&P 500, vous obtenez un rendement annualisé d'environ 9,8 %. Si vous ratez les 10 meilleurs jours — seulement 10 jours sur plus de 5 000 jours de bourse — votre rendement tombe à 5,6 %. Ratez les 20 meilleurs jours? Vous tombez à 2,9 %. Ratez les 30 meilleurs? Vous êtes à 0,8 % — autant mettre votre argent dans un compte épargne.

Et devinez quand arrivent ces fameux « meilleurs jours »? Juste après les pires. Les plus grosses remontées journalières surviennent presque toujours dans les jours ou les semaines qui suivent immédiatement les plus grosses chutes. C'est logique quand on y pense — le rebond suit la chute. Mais si vous avez vendu pendant la chute par peur, vous ratez automatiquement le rebond. Vous subissez 100 % de la baisse et 0 % de la reprise. C'est la pire des combinaisons.

Le « market timing » ne fonctionne pas. Personne — ni vous, ni moi, ni Warren Buffett, ni les meilleurs analystes payés des millions sur Wall Street — ne peut prédire de façon constante et fiable quand le marché va monter ou descendre. Des décennies d'études académiques le confirment : même les gestionnaires de fonds professionnels qui passent leurs journées à analyser les marchés n'arrivent pas à battre le marché de façon consistante en essayant de « timer » les entrées et sorties. Si les professionnels n'y arrivent pas, pensez-vous que vous allez réussir entre deux réunions Zoom et un souper à préparer?

La solution? La méthode de la moyenne d'achat (aussi appelée Dollar-Cost Averaging ou DCA). Au lieu d'essayer de trouver le « bon moment » pour investir un gros montant d'un coup, vous investissez un montant fixe à intervalles réguliers — par exemple 500 $ par mois, le 15 de chaque mois, beau temps mauvais temps, que le marché monte ou descende. Quand le marché est haut, votre 500 $ achète moins de parts (vous achetez « cher »). Quand il est bas, il en achète plus (vous achetez « en solde »). Sur le long terme, ça lisse votre prix d'achat moyen et — surtout — ça élimine complètement le stress émotionnel de devoir « choisir le bon moment ».

Comment traverser un cycle économique sans perdre la tête (ni votre argent)

Maintenant que vous comprenez que les cycles sont normaux et inévitables, voici quatre stratégies concrètes et éprouvées pour les traverser sereinement :

1. Restez investi — c'est la règle numéro un, et elle n'est pas négociable

Le temps passé dans le marché bat le timing du marché. Toujours. Sur n'importe quelle période de 20 ans dans l'histoire des marchés nord-américains — incluant les deux guerres mondiales, la Grande Dépression, la crise pétrolière des années 70, le krach de 1987, la bulle techno de 2000, la crise de 2008 et la pandémie de 2020 — un portefeuille diversifié a toujours donné un rendement positif. Toujours. La clé, c'est le temps. Pas le timing.

2. Diversifiez — ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier

Un portefeuille bien construit contient des actions canadiennes, américaines et internationales, des obligations gouvernementales et corporatives, peut-être de l'immobilier sous forme de fonds. Quand une catégorie baisse, une autre monte (ou baisse moins). En 2022, les actions technologiques américaines ont chuté de 30 %, mais les actions énergétiques canadiennes ont grimpé de 25 %, et certaines obligations ont limité les dégâts. La diversification ne vous protège pas de toutes les baisses, mais elle amortit considérablement les chocs. C'est votre filet de sécurité permanent.

3. Rééquilibrez votre portefeuille une ou deux fois par année

Si votre cible est 60 % actions / 40 % obligations et qu'après une bonne année boursière, vous êtes rendu à 70 % actions / 30 % obligations, c'est le temps de rééquilibrer : vendre un peu d'actions (qui ont bien performé et qui sont « chères ») et acheter des obligations (qui ont moins bougé et qui sont « en solde »). C'est contre-intuitif — on vend les gagnants et on achète les retardataires — mais c'est exactement le mécanisme discipliné qui vous force à « acheter bas et vendre haut » de façon automatique et sans émotion.

4. Voyez les baisses de marché comme des soldes — pas comme des catastrophes

Quand votre magasin préféré affiche « 30 % de rabais sur tout le magasin », vous êtes content. Vous en profitez. Vous achetez plus que d'habitude. Mais quand la bourse baisse de 30 %, tout le monde panique et vend. C'est exactement le contraire de la logique. Si vous croyez qu'Amazon, Apple, les banques canadiennes et les compagnies d'énergie vont encore exister dans 10 ans (et elles vont encore exister), alors une baisse de 30 % de leur prix en bourse est un solde sur des actifs de qualité. C'est le Boxing Day de l'investissement.

Mais attention : pour profiter des soldes, il faut avoir de l'argent disponible. C'est là que votre fonds d'urgence et votre liquidité entrent en jeu. Et c'est exactement ce que les investisseurs disciplinés comprennent — et que Richard n'avait malheureusement pas compris en mars 2020.

En résumé

  • L'économie fonctionne par cycles de 4 phases — expansion, sommet, récession, creux — aussi naturels et prévisibles que les saisons.
  • Sur les 11 dernières années, le TSX a connu 3 années négatives et 8 années positives. La tendance à long terme est clairement à la hausse.
  • Richard a vendu en panique en mars 2020 et a perdu 175 000 $ sur un portefeuille de 250 000 $. S'il n'avait rien fait, il aurait 340 000 $ aujourd'hui.
  • Rater les 10 meilleurs jours de bourse sur 20 ans réduit votre rendement annuel de 9,8 % à 5,6 % — presque de moitié.
  • Le market timing ne fonctionne pas. Même les professionnels n'y arrivent pas de façon constante.
  • La méthode DCA (investir un montant fixe régulièrement) est l'antidote le plus efficace à la panique et aux décisions émotives.
  • Restez investi, diversifiez, rééquilibrez annuellement et voyez les baisses comme des occasions d'achat, pas comme des raisons de fuir.
  • Un bon conseiller joue un rôle crucial pour vous empêcher de faire des erreurs émotives qui coûtent des dizaines de milliers de dollars.

Prêt à traverser le prochain cycle en toute confiance?

Si l'histoire de Richard vous a fait réfléchir — si vous vous êtes reconnu un peu, ou si vous avez peur de réagir comme lui lors de la prochaine baisse — c'est exactement le bon moment pour agir. Réservez 15 minutes gratuites pour qu'on regarde ensemble si votre portefeuille est structuré pour résister aux tempêtes et en sortir plus fort. On va vérifier votre diversification, valider que votre tolérance au risque correspond vraiment à votre portefeuille actuel, et s'assurer que votre stratégie à long terme est solide. Pas de panique, pas de pression, pas de jargon — juste un plan clair et rassurant.

Prochain épisode : Avant d'investir, il faut une fondation solide. Combien mettre de côté pour les imprévus? Où placer cet argent d'urgence? Comment savoir si vous en avez assez? C'est l'épisode 5 : votre fonds d'urgence — le filet de sécurité financier que tout le monde devrait avoir avant même de penser aux placements.

Cet article est fourni à titre éducatif seulement et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Consultez un professionnel qualifié pour des recommandations adaptées à votre situation.

Making an appointment on-line has numerous advantages:

  • You can see in real time your advisor's available time
  • You choose the date and time that are best for you
  • You  save time because you do not need to come to our offices (on-line appointments
  • Your advisor will know that you will be meeting him or her and they will be prepared accordingly.

Book a Meeting