Épisode 2 – L'inflation : l'impôt invisible qui gruge votre argent

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Votre panier d'épicerie ne ment pas

Faites un petit exercice avec moi. Fermez les yeux et pensez à votre dernière visite au IGA, au Maxi ou au Metro du coin. Vous avez pris un 2 litres de lait, un pain tranché, une livre de beurre, un paquet de fromage râpé, une douzaine d'œufs et un sac de pommes. Rien de luxueux. Le strict nécessaire pour passer la semaine sans manger des toasts sèches.

En 2015, ce même panier vous coûtait environ 18 $. Le lait était à 2,49 $, le pain à 2,99 $, le beurre à 3,99 $, les œufs à 2,79 $. Vous passiez à la caisse sans même vérifier le total. Vous saviez que ça serait raisonnable.

Aujourd'hui, en 2026? Le lait est rendu à 3,79 $. Le pain, 4,49 $. Le beurre? Un solide 6,49 $. Les œufs frôlent les 5 $. Votre petit panier de base dépasse maintenant les 28 $. C'est plus de 55 % d'augmentation pour exactement les mêmes produits, dans les mêmes formats, sur les mêmes tablettes.

Et ce n'est pas juste l'épicerie. L'essence est passée d'environ 1,05 $/litre à 1,55 $/litre — un plein de 50 litres qui coûtait 52 $ coûte maintenant 78 $. Le loyer moyen d'un 4½ à Montréal était autour de 750 $ par mois en 2015. Aujourd'hui, on parle de 1 350 $. Oui, presque le double. Le café Tim Hortons moyen est passé de 1,59 $ à 2,29 $. Même le hockey coûte plus cher — un billet au Centre Bell qui se vendait 85 $ en 2015 se négocie aujourd'hui autour de 135 $.

Pourtant, si je vous demandais « c'est quoi, l'inflation? », vous me répondriez probablement quelque chose comme « ben, les prix qui montent ». Et vous auriez raison. Mais l'inflation, c'est beaucoup plus sournois que ça. C'est un impôt invisible qui gruge votre épargne chaque jour, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Même quand vous dormez. Même quand vous ne dépensez rien.

Et le pire? Contrairement à l'impôt sur le revenu, personne ne vous envoie un avis de cotisation. Vous ne recevez jamais de facture. L'inflation travaille en silence, et c'est exactement pour ça qu'elle est si dangereuse pour votre avenir financier.

On va décortiquer tout ça ensemble. Avec des vrais chiffres, des vrais exemples québécois, et zéro jargon incompréhensible. Promis.

Commençons par les bases : c'est quoi, l'inflation?

L'inflation, c'est la hausse généralisée des prix dans l'économie au fil du temps. Quand on dit « l'inflation est à 3 % », ça veut dire qu'en moyenne, les biens et services coûtent 3 % de plus qu'il y a un an.

Mais comment on mesure ça, au juste? C'est Statistique Canada qui s'en charge, avec ce qu'on appelle l'Indice des prix à la consommation, ou IPC. Pensez à l'IPC comme un thermomètre économique. Quand la température monte, les prix montent. Quand elle est stable, les prix bougent peu. Et comme un vrai thermomètre, il mesure une température « moyenne » — il fait peut-être 5 degrés dehors, mais au soleil vous avez l'impression qu'il fait 15, et à l'ombre vous gelez.

Pour calculer l'IPC, Statistique Canada suit les prix de plus de 700 produits et services différents partout au pays. On appelle ça le « panier de référence ». Il comprend tout : la nourriture, le logement, le transport, les vêtements, les loisirs, les soins de santé, même le prix de votre coupe de cheveux et de votre abonnement Netflix. Bref, tout ce qu'une famille canadienne typique consomme dans une année.

Mais — et c'est important de le comprendre — tous les produits ne montent pas au même rythme. Loin de là. Depuis 2015 :

  • La nourriture a augmenté d'environ 40 %. C'est ce qui fait le plus mal au portefeuille au quotidien, parce qu'on ne peut pas « reporter » l'achat de nourriture comme on reporterait l'achat d'un sofa.
  • Le logement a bondi de 45 % et plus, surtout dans les grandes villes comme Montréal, Toronto et Vancouver. Et quand on parle de logement, ça inclut le loyer, les paiements hypothécaires, les taxes municipales, l'assurance habitation — tout le kit.
  • Le transport a grimpé d'environ 35 %, tiré par l'essence, les assurances auto et le prix des véhicules neufs et usagés.
  • L'électronique, par contre, a baissé d'environ 10 %. Votre téléphone est techniquement moins cher qu'avant (même si le dernier iPhone a l'air pas mal plus cher, il fait 10 fois plus de choses que celui de 2015).
  • Les vêtements sont restés relativement stables, grâce à la production mondiale à bas coût.

C'est pour ça que l'IPC est une moyenne pondérée. Votre inflation personnelle dépend de vos habitudes de consommation. Si vous êtes locataire à Montréal et que vous mangez beaucoup au restaurant, votre inflation réelle est probablement bien plus élevée que le chiffre officiel. Si vous êtes propriétaire en région avec une hypothèque à taux fixe et que vous cuisinez à la maison, elle est peut-être plus basse.

Le thermomètre vous donne la température moyenne dehors. Mais si vous êtes debout en plein soleil ou à l'ombre sous un arbre, votre ressenti est pas mal différent. L'inflation, c'est pareil.

Les vrais chiffres : l'inflation année par année

Passons aux données concrètes. On arrête de parler dans le vague — voici l'inflation au Canada, année par année, depuis 2015. La colonne « cumulée » montre l'effet total accumulé depuis le début de la période. C'est la colonne la plus importante du tableau.

AnnéeInflation (IPC)Inflation cumulée depuis 2015
20151,1 %1,1 %
20161,4 %2,5 %
20171,6 %4,2 %
20182,3 %6,5 %
20191,9 %8,5 %
20200,7 %9,3 %
20213,4 %13,0 %
20226,8 %20,7 %
20233,9 %25,4 %
20242,4 %28,4 %
20252,1 %31,2 %

Comment lire ce tableau? C'est simple. Prenez la ligne de 2020 : une inflation de seulement 0,7 %. C'est l'année de la pandémie — tout le monde était confiné, personne ne dépensait, alors les prix n'ont presque pas bougé. Maintenant, regardez 2022 : une inflation de 6,8 %, la plus forte en 40 ans au Canada. Vous vous en souvenez sûrement — c'est l'année où tout le monde capotait à l'épicerie et où le mot « inflation » est revenu dans toutes les conversations au bureau.

Mais la colonne « cumulée » est vraiment la plus révélatrice. Elle vous dit qu'entre 2015 et 2025, les prix ont monté de 31,2 % au total. Autrement dit, ce qui coûtait 100 $ en 2015 coûte environ 131 $ aujourd'hui. Votre dollar de 2015 vaut maintenant environ 76 cents.

La formule, étape par étape

Pour calculer combien vaut réellement votre argent après l'inflation, voici la formule. Elle est simple, je vous le promets :

Valeur réelle = Montant ÷ (1 + inflation cumulée)

Prenons un exemple ultra-concret. Disons que vous avez mis 10 000 $ sous votre matelas en janvier 2015. Pas dans un compte, pas investi nulle part. Juste des billets sous le matelas (ou dans un compte à 0 % d'intérêt, ce qui revient exactement au même).

En 2025, vous avez toujours vos 10 000 $. Le billet de banque n'a pas changé. Il est toujours là, intact. Mais sa valeur réelle — ce qu'il peut acheter — a fondu :

Étape 1 : On prend l'inflation cumulée : 31,2 %, soit 0,312 en décimal.

Étape 2 : On ajoute 1 : 1 + 0,312 = 1,312

Étape 3 : On divise : 10 000 $ ÷ 1,312 = 7 622 $

Vos 10 000 $ n'achètent plus que l'équivalent de 7 622 $ de biens et services en dollars de 2015. Vous avez « perdu » 2 378 $ de pouvoir d'achat. Sans rien faire. Sans rien dépenser. L'argent était là, intact physiquement, mais il valait moins chaque jour qui passait.

C'est exactement comme si quelqu'un était venu pendant la nuit, avait ouvert votre matelas, pris 24 $ sur chaque 100 $, et était reparti sans laisser de traces. Chaque année. Pendant 10 ans. Silencieusement.

L'exemple de Jean : quand la discipline ne suffit pas

Prenons Jean, 35 ans, de Sherbrooke. Jean est technicien informatique dans une PME. Il gagne un bon salaire de 62 000 $ par année, il paie son loyer à temps, il n'a pas de dettes de carte de crédit. Et depuis janvier 2015, il met fidèlement 200 $ par mois dans son compte d'épargne à la Banque Nationale.

Jean est fier de sa discipline. Et il a raison de l'être! En 11 ans, il a déposé un total de 26 400 $ (200 $ × 12 mois × 11 ans). Avec les intérêts de son compte épargne à 1,5 % en moyenne, il a accumulé environ 2 400 $ d'intérêts. Son solde affiche fièrement 28 800 $. Il regarde ce chiffre et se dit : « Pas pire, Jean. T'es discipliné. »

Mais voilà le problème que Jean ne voit pas. Pour que Jean ait le même pouvoir d'achat que l'ensemble de ses dépôts originaux — pour que chacun de ses 200 $ achète autant que le jour où il l'a déposé — il lui faudrait environ 34 600 $ dans son compte. Pourquoi? Parce que chaque dollar qu'il a déposé valait plus au moment du dépôt qu'il ne vaut aujourd'hui.

Le 200 $ qu'il déposait en janvier 2015 avait un pouvoir d'achat de 200 $. Ce même 200 $ aujourd'hui n'achète que l'équivalent de 152 $ en dollars de 2015. Jean a couru sur un tapis roulant pendant 11 ans : il avançait (en épargnant), mais le tapis reculait sous ses pieds (l'inflation grignotait la valeur).

Perte réelle de Jean : environ 5 800 $.

Jean a été discipliné. Il a épargné chaque mois sans exception, beau temps mauvais temps. Et malgré tout ça, l'inflation lui a coûté presque 6 000 $. Ce n'est pas parce que Jean a fait quelque chose de mal. C'est parce que son outil d'épargne n'était tout simplement pas adapté à l'ennemi qu'il affrontait. C'est comme essayer de vider un lac avec une cuillère — l'effort est réel, mais l'outil n'est pas à la hauteur du défi.

L'illusion du compte d'épargne : quand le rendement réel est négatif

C'est ici que beaucoup de Québécois se font avoir. On regarde le taux de son compte épargne — disons 1,5 % — et on se dit « au moins, mon argent travaille un peu ». Ça fait du bien de voir un petit montant d'intérêts ajouté chaque mois. On se sent responsable.

Mais si l'inflation est à 2,8 % en moyenne sur la période, votre rendement réel — c'est-à-dire votre rendement après inflation — est en fait de -1,3 % par année.

Oui, négatif. Avec un signe moins devant. Votre argent ne travaille pas pour vous. Il fond. Lentement, silencieusement, mais sûrement.

C'est comme remplir une baignoire avec le bouchon mal fermé. L'eau coule du robinet (vos intérêts), mais elle s'écoule par le drain (l'inflation) encore plus vite. Vous avez l'impression que la baignoire se remplit parce que le robinet coule, mais le niveau d'eau baisse quand même. Au bout d'un an, vous avez moins d'eau qu'au départ, même si le robinet n'a jamais arrêté de couler.

Voici combien vous perdez ou gagnez réellement chaque année pour chaque tranche de 10 000 $ selon le véhicule d'épargne choisi :

VéhiculeRendement moyenInflation moyenneRendement réelGain ou perte sur 10 000 $ par an
Compte épargne régulier1,5 %2,8 %-1,3 %-130 $
CPG 1 an3,0 %2,8 %+0,2 %+20 $
CPG 5 ans3,8 %2,8 %+1,0 %+100 $
CELI investi (portefeuille équilibré)6,5 %2,8 %+3,7 %+370 $
REER investi (portefeuille croissance)8,0 %2,8 %+5,2 %+520 $

La différence est frappante. Avec un compte épargne régulier, vous perdez 130 $ de pouvoir d'achat par année pour chaque 10 000 $. C'est comme payer un frais de « stationnement » pour votre argent. Avec un CELI bien investi dans un portefeuille diversifié, vous gagnez 370 $ de pouvoir d'achat réel. Non seulement vous battez l'inflation, mais vous créez de la vraie richesse.

Sur 10 ans, la différence entre les deux approches? 5 000 $ par tranche de 10 000 $. Sur 50 000 $ d'épargne, c'est 25 000 $ de différence. De quoi s'acheter une auto. Ou financer un an de retraite. Ce n'est vraiment pas rien.

Le compte d'épargne n'est pas mauvais en soi. C'est un excellent endroit pour votre fonds d'urgence — l'argent dont vous pourriez avoir besoin demain matin. Mais pour l'épargne à moyen et long terme, c'est comme mettre de la crème solaire pour affronter une tempête de verglas. L'outil ne correspond tout simplement pas au défi.

L'impact concret sur vos grands projets de vie

L'inflation ne touche pas juste votre compte en banque. Elle affecte tous vos objectifs de vie — les gros comme les petits. Voici trois exemples concrets qui vont vous parler :

La retraite : le projet le plus touché

Disons que vous estimez avoir besoin de 50 000 $ par année pour vivre confortablement à la retraite aujourd'hui. Payer le logement, l'épicerie, un peu de loisirs, un voyage de temps en temps. Rien d'extravagant. Si l'inflation reste à environ 2,5 % par année — ce qui est la cible de la Banque du Canada — voici ce dont vous aurez réellement besoin :

  • Dans 10 ans : 64 000 $ par année pour le même niveau de vie
  • Dans 20 ans : 82 000 $ par année
  • Dans 30 ans : 105 000 $ par année

Si votre plan de retraite prévoit des revenus fixes de 50 000 $ par année sans ajustement pour l'inflation, vous allez manquer d'argent. C'est mathématique. Pas dans 30 ans — vous allez commencer à le sentir dès la cinquième année de retraite.

Les études des enfants

Un baccalauréat de 4 ans coûte environ 30 000 $ aujourd'hui (frais de scolarité, livres, matériel). Dans 10 ans, quand votre enfant de 8 ans sera prêt pour l'université, ce même baccalauréat coûtera environ 39 000 $. Dans 15 ans? Environ 45 000 $. C'est 50 % de plus.

Si vous épargnez dans un REEE, la bonne nouvelle c'est que les subventions gouvernementales (la SCEE de 20 %) et le rendement de vos placements peuvent compenser l'inflation et même la dépasser. Si vous mettez l'argent sous le matelas en attendant… vous comprenez maintenant le problème.

L'hypothèque : la bonne nouvelle (enfin!)

Il y a un domaine où l'inflation joue en votre faveur, et c'est une excellente nouvelle si vous êtes propriétaire. Votre hypothèque à taux fixe est un contrat à montant fixe. Si vous avez un paiement de 1 500 $ par mois, ce montant reste identique pendant tout votre terme de 5 ans. Mais avec l'inflation, vos revenus augmentent (en théorie, avec les ajustements salariaux), ce qui fait que votre paiement représente une part de moins en moins grande de votre budget.

En dollars réels, votre paiement de 1 500 $ aujourd'hui équivaudra à environ 1 320 $ de pouvoir d'achat dans 5 ans. L'inflation érode votre dette exactement comme elle érode votre épargne. La différence, c'est que quand c'est votre dette qui fond, c'est vous qui gagnez. C'est un des rares cas où l'inflation est votre alliée, pas votre ennemie.

Ce que vous pouvez faire : 4 actions concrètes

Maintenant qu'on comprend l'ennemi et qu'on sait comment il opère, voici comment se défendre efficacement :

1. Séparez votre épargne selon l'horizon de temps

Tout votre argent n'a pas la même mission. Traitez-le en conséquence.

Court terme (0 à 2 ans) : compte épargne à intérêt élevé ou CPG encaissable. C'est votre fonds d'urgence — l'argent dont vous pourriez avoir besoin rapidement si votre auto brise ou si vous perdez votre emploi. L'objectif ici n'est pas de battre l'inflation, c'est d'avoir accès à votre argent en 24 heures. Faites un bilan financier complet pour déterminer combien garder en liquidités.

Moyen terme (2 à 5 ans) : CPG à terme ou obligations à court terme. Un peu plus de rendement, un peu moins d'accès immédiat, mais votre capital est protégé.

Long terme (5 ans et plus) : placements diversifiés dans un CELI, un REER ou un compte non enregistré. C'est ici que vous battez l'inflation pour de vrai. C'est ici que votre argent travaille réellement.

2. Investissez, ne faites pas juste épargner

Il y a une différence énorme entre épargner et investir. Épargner, c'est mettre de l'argent de côté. C'est bien. C'est nécessaire. Mais investir, c'est faire travailler cet argent pour qu'il croisse plus vite que l'inflation. C'est la seule façon de vraiment avancer au lieu de courir sur un tapis roulant. Consultez notre comparaison des portefeuilles pour trouver le niveau de risque qui vous convient et qui correspond à votre horizon de placement.

3. Négociez votre salaire régulièrement

Si votre salaire n'augmente pas d'au moins 2 à 3 % par année, vous avez une baisse de salaire réelle. Même si le chiffre sur votre relevé de paie ne change pas, même si votre patron ne vous a pas « coupé », vous gagnez moins en termes de pouvoir d'achat. Vous méritez de maintenir votre pouvoir d'achat — au minimum. Si votre employeur refuse toute augmentation depuis 3 ans, vous avez accepté une baisse de salaire d'environ 8 à 9 % sans vous en rendre compte.

4. Révisez votre plan financier chaque année

Les hypothèses changent. L'inflation de 2022 à 6,8 % n'était prévue par personne. Votre plan financier doit s'adapter à la réalité, pas rester figé dans les projections d'il y a 5 ans. C'est pour ça qu'un suivi annuel avec un conseiller fait une réelle différence. On ajuste les voiles selon le vent — pas selon la météo qu'on espérait avoir.

En résumé

  • L'inflation est la hausse généralisée des prix — elle a atteint 31,2 % cumulée entre 2015 et 2025 au Canada.
  • Votre panier d'épicerie de base a augmenté de plus de 55 % en 10 ans.
  • 10 000 $ laissés dans un compte sans rendement en 2015 n'achètent plus que 7 622 $ de biens aujourd'hui.
  • Jean a épargné 200 $/mois pendant 11 ans avec discipline et a quand même perdu 5 800 $ en pouvoir d'achat.
  • Un compte épargne à 1,5 % ne bat PAS l'inflation de 2,8 % — votre rendement réel est négatif de -1,3 %.
  • L'inflation affecte vos projets de retraite (50 000 $ → 105 000 $ dans 30 ans), d'études et tous vos objectifs à long terme.
  • La solution : investir votre épargne à long terme dans des véhicules qui dépassent l'inflation (CELI, REER, portefeuilles diversifiés).
  • Votre hypothèque à taux fixe est un des rares endroits où l'inflation joue en votre faveur.

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Prochain épisode : Qui décide de l'inflation, au juste? Pourquoi la Banque du Canada monte (et baisse) les taux d'intérêt? Et surtout, qu'est-ce que ça change concrètement pour votre hypothèque et votre épargne? C'est l'épisode 3 — les taux d'intérêt, le thermostat de l'économie.

Cet article est fourni à titre éducatif seulement et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Consultez un professionnel qualifié pour des recommandations adaptées à votre situation.

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