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La volatilité du marché mondial des capitaux s'est accentuée au cours du deuxième trimestre 2015, les investisseurs tenant compte de la croissance économique plus faible, la hausse reportée des taux d'intérêt et, vers la fin de la période, la possibilité d'un défaut de la Grèce sur sa dette.

Au début du trimestre, les indicateurs économiques ont montré des signes d'amélioration des perspectives aux États-Unis et en Europe, et la demande d'obligations mondiales a ralenti. Les obligations du Trésor américain ont augmenté jusqu'à la mi-juin, tandis que les cours des obligations de la zone euro ont commencé à baisser à la suite d'une longue reprise qui a débuté vers la fin de l'année 2013. Les taux d'intérêt ont été maintenus aux États-Unis et au Canada, et la Banque centrale européenne a poursuivi son programme agressif d'assouplissement quantitatif conçu pour stimuler la croissance économique. Les cours des obligations d'État ont rebondi vers la fin de la période, car les investisseurs s'intéressaient plutôt à la rupture des négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers.

Plusieurs marchés boursiers mondiaux ont terminé la période en baisse, car les gains réalisés au début du trimestre ont été annulés par des baisses générales au cours du mois de juin. Dans un premier temps, la décision de la Réserve fédérale américaine de maintenir les taux d'intérêt a réduit la valeur du dollar américain par rapport aux autres devises et a soutenu le marché boursier américain. Cependant, cette tendance s'est inversée lorsque la crise de la dette en Grèce a fait baisser l'euro et les investisseurs ont vendu leurs actions, choisissant plutôt d'investir dans les obligations d'État perçues comme des valeurs plus sûres. L'indice MSCI Monde a baissé de 1,2 % au cours du trimestre (mesuré en dollars canadiens), les actions américaines, telles que mesurées par l'indice S&P 500, ont enregistré une légère baisse d'environ 0,3 % (-1,4 % en dollars canadiens) et les marchés boursiers européens ont également subi une baisse.

Les actions canadiennes, telles que mesurées par l'indice composé S&P/TSX, ont connu un début de trimestre positif, mais leurs cours ont baissé au mois de mai et de juin, pour terminer le trimestre avec une perte de 1,6 %. L'indice canadien a sous-performé par rapport à la plupart des autres marchés développés depuis le début de l'année, en raison de la faiblesse des prix des marchandises et de la morosité des perspectives de croissance mondiale. Les actions des marchés émergents étaient aux prises avec la possibilité d'une hausse des taux d'intérêt aux États-Unis, la volatilité des devises et la faiblesse de la croissance économique dans plusieurs marchés émergents. En Chine, l'indice composé Shanghai a poursuivi sa reprise au début du trimestre, atteignant presque un sommet inégalé depuis sept ans avant de connaître une forte baisse à la mi-juin. Le marché chinois a terminé la période de trois mois avec un gain de 14,1 %, en devise locale, mais a recommencé à perdre du terrain au début du troisième trimestre. L'indice a chuté de 30 % depuis son sommet atteint en juin, avant que le gouvernement n'intervienne pour arrêter la chute au début du mois de juillet.

Bien que la crise de la dette en Grèce et les ventes massives du marché boursier chinois aient fait les manchettes récemment, l'incidence de ces événements sur la croissance mondiale devrait être limitée. La Grèce ne représente qu'environ 2 % de l'économie de la zone euro, tandis que ses prêteurs, notamment la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, possèdent de considérables ressources financières. En Chine, le fait que l'investissement dans les actions chinoises continentales est encore largement inaccessible aux investisseurs étrangers devrait aider à maîtriser les effets de ces événements. Entretemps, l'économie chinoise sous-jacente ne cesse de croître.

Il est également important d'examiner ces événements d'une perspective à long terme. Les marchés boursiers progressent rarement sans connaître des périodes de volatilité. L'indice S&P 500 aux États-Unis a augmenté de plus de 200 % depuis mars 2009, et cela fait plus de deux ans qu'il se négocie à des niveaux atteints avant la crise financière de 2008. Les six dernières années ont été marquées par plusieurs baisses et reprises dans les marchés, mais la tendance a été à la hausse, dans l'ensemble, si l'on considère la croissance économique mondiale stable, l'amélioration fondamentale de la conjoncture, et le fait que les investisseurs acceptent peu à peu d'investir à nouveau dans les marchés.

Il semble que nous pouvons nous attendre à plus de volatilité à l'avenir. Plutôt que de sortir des marchés en ce moment, je crois que la meilleure stratégie est d'adopter une perspective à long terme, en investissant soigneusement dans un portefeuille qui est bien diversifié et qui répond à votre tolérance au risque.

Pour toute question sur les résultats de votre portefeuille ou sur votre plan financier global, n'hésitez pas à communiquer avec moi au bureau.

Auteur de ce message

Lawrence I. Shaw AVC FMA
Conseiller en sécurité financière
Représentant de courtier en épargne collective
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