Premier trimestre 2018

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PREMIER TRIMESTRE

Chers clients amis et lecteurs,

Les marchés boursiers en 2017 ont été caractérisés par une très faible volatilité or, la volatilité fait partie intégrante des marchés.

Hé bien la revoilà! La volatilité a refait surface au premier trimestre de 2018. La plupart des marchés mondiaux ont chuté abruptement au début de février, certains se retrouvant en territoire négatif (une baisse de 10 % ou plus). La première baisse était apparemment attribuable au fait que les acteurs du marché sont préoccupés par la hausse de l’inflation découlant des solides données économiques enregistrées aux États Unis.

Même s’ils se sont redressés un peu dans les semaines qui ont suivi, les indices boursiers ont affiché des résultats en dents de scieen février et en mars, bon nombre clôturant la période avec des rendements négatifs en monnaies locales. L’indice S&P 500, qui mesure l’ensemble des actions américaines, a reculé de 0,8 %, l’indice MSCI Monde a perdu environ 1,2 % et les marchés développés en Europe ont aussi perdu de la valeur. Les marchés asiatiques ont inscrit des résultats contrastés. Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a été distancé par ses homologues mondiaux, perdant 4,5 % au cours de la période de trois mois. L’indice de référence canadien est fortement pondéré en titres de secteurs qui ont inscrit de faibles rendements pour le trimestre, comme l’énergie et les matériaux. Il est également faiblement pondéré en titres du secteur des technologies de l’information, qui a affiché un rendement supérieur.
Le dollar canadien a perdu 2,7 % de sa valeur par rapport au dollar américain au cours du premier trimestre. En conséquence, les rendements de nombreux marchés étrangers, exprimés en dollars canadiens, ont été positifs. Si l’on tient compte des dividendes, l’indice S&P 500 a progressé de 2,0 % et l’indice MSCI Monde a gagné 1,6 % en dollars canadiens.

Après avoir relevé les taux en janvier, la Banque du Canada a annoncé, lors de sa réunion du 7 mars, son intention de maintenir le taux cible du financement à un jour à 1,25 %. La banque centrale s’est dite préoccupée par l’incertitude accrue liée au commerce international. Lors de sa réunion de mars 2018, la Réserve fédérale américaine, dirigée par le nouveau président Jerome Powell, a relevé d’un quart de point sa fourchette cible pour le taux des titres fédéraux à 1,5 %-1,75 %, conformément aux attentes du marché, en raison d’une amélioration des perspectives économiques aux États-Unis.

Les taux des obligations du Trésor américain à 10 ans ont grimpé au cours du trimestre, compte tenu des attentes du marché à l’égard de la croissance soutenue et d’une hausse des taux d’intérêt, tandis que les taux des obligations d’État canadiennes ont légèrement progressé. Une hausse des taux obligataires a généralement des répercussions négatives sur les cours des obligations et des autres titres à revenu. En l’occurrence, l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada, qui mesure un vaste éventail d'obligations d’État et de sociétés canadiennes, a enregistré un gain d’à peine 0,1 % pour le trimestre.

Le retour de la volatilité au premier trimestre a peut-être surpris certains investisseurs, mais il s’agissait d’un retour à la normale. En fait, l’année 2017 a été une année inhabituelle en raison de sa stabilité relative. Au cours du mois de février 2018, l’indice composé S&P/TSX a enregistré des pertes supérieures à 1,50 % au cours de trois séances, alors que pour toute l’année 2017, il n’avait enregistré des pertes supérieures à 1,50 % qu’au cours de deux séances seulement[i].

Il est important de se rappeler que les reculs sont une réalité dans l’univers des placements. Souvent, ces fluctuations du marché offrent aux gestionnaires de portefeuille expérimentés leurs meilleures occasions de placement, tandis que les stratégies de gestion passive demeurent vulnérables aux fluctuations de l’ensemble du marché. Il importe de souligner que cette vague de volatilité n’est pas attribuable à un changement dans les paramètres fondamentaux des sociétés. Dans l’ensemble, les perspectives des entreprises demeurent solides, grâce à la croissance économique soutenue, à la solide confiance des investisseurs et aux réformes fiscales américaines favorables.

Les événements du premier trimestre nous rappellent que les marchés sont des entités très complexes, interreliés et dynamiques. Pour conclure, étant donné que nous devons nous attendre à des replis à court terme, je continue de recommander une stratégie diversifiée à long terme adaptée à vos objectifs financiers.

N’hésitez pas à communiquer avec moi au 514-316-1401 si vous avez quelque question que ce soit au sujet de votre portefeuille.

Cordialement,

Lawrence I. Shaw FMA